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Constipation, ballonnement,…comment faire face?

Au nombre des signes annonciateurs de la ménopause, les problèmes digestifs sont les plus difficiles à diagnostiquer. Avoir de la constipation, des ballonnements, etc. est quelque chose de courant, qui peut vous arriver à n’importe quel moment.

Alors quand il s’agit de problèmes digestifs qui sont en lien avec la ménopause, vous comprendrez pourquoi il vous sera difficile d’établir ce lien.

Les problèmes digestifs qui sont dus à la ménopause apparaissent suite à la diminution de la progestérone, qui a comme conséquence immédiate le ralentissement du system digestif.

C’est un peu comme si vous votre system digestif manquait d’énergie. Il va donc fonctionner très lentement, ce qui augmente le temps de la digestion. D’où les constipations fréquentes, les ballonnements et les indigestions.

Même si ces troubles de la digestion ne sont pas morbides, et peuvent se soigner rapidement, ils sont néanmoins gênants et vous pouvez être très mal à l’aise.

En début de ménopause, les changements hormonaux qui se produisent dans votre organisme ont des conséquences immédiates tant au niveau physique, que psychologique : trouble du sommeil, stress, bouffées de chaleurs et sueurs nocturnes, etc.

Autant de problèmes qui peuvent aussi perturber vos habitudes alimentaires, et vous emmener à avoir une certaine négligence dans votre alimentation.

Il sera difficile dès lors de déterminer avec certitude ce qui est à l’origine de vos problèmes digestifs. Mais à défaut de savoir la cause, vous pouvez envisager si vous êtes à la quarantaine de faire des cures de progestérone naturelle.
 
Administré à ce stade la progestérone peut calmer ces troubles. Vous trouverez certainement dans votre magasin de phytothérapie ou de diététique, des produits naturels prêt à l’emploi enrichis en progestérone, mais vous pouvez aussi utiliser certaines plantes. En effet une solution saine et naturelle sera la mieux adaptée, car susceptible d’apporter une solution globale.

Des tisanes de réglisse, mélisse, ou de pissenlit sont conseillées. Sachez aussi qu’une alimentation spécifique peut vous apporter de la progestérone. Toutefois, un surdosage de progestérone peut aussi entraîner des ballonnements.

Augmenter le bon cholestérol

Ici il s’agit de veiller à diminuer le taux de triglycérides dans le sang autrement dit le mauvais cholestérol et donc d’augmenter le bon cholestérol ou  HDL-cholestérol.
 
Deux acides gras sont indispensables dans cette lutte contre le mauvais cholestérol. L’acide eicosapentaénoïque (EPA) et acide docosahexaénoïque (DHA).  Ces deux acides gras sont des précurseurs important dans le processus anti-inflammatoire.
 
EPA et DHA sont issus de la transformation de l’acide α-linolénique [alpha -linolénique (ALA)] plus connu sous le nom d’oméga3 contenu dans les végétaux.
 
L’acide alpha -linolénique est un acide gras essentiel, c’est-à dire  elle est indispensable à l’être humain et à tous les mammifères et ni l’être humain, ni les autres mammifères ne sont capables de la synthétiser. Il doit donc être apporté par l’alimentation.

Comment bien choisir son alimentation

Aujourd’hui il est admis sans aucun doute que l’alimentation joue un rôle prépondérant sur l’impact qu’aura la ménopause sur votre vie. Bouffées de chaleur, troubles de l’humeur, troubles sexuelles,…peuvent être atténuées par une alimentation appropriée.

En outre une alimentation équilibrée spécifique à votre situation vous permettra d’éviter certaines maladies fonctionnelles, que nous nommerons par maladies de carences ou d’excès alimentaires.

Bien manger est donc le premier remède contre les symptômes à prendre en compte en cours de ménopause. Votre alimentation doit être riche en isoflavones et lignanes. On trouve ces composés en abondance dans le soja, les graines de lin, les pois chiches et dans les céréales complètes.

Une alimentation riche en calcium et en vitamine D est nécessaire pour renforcer vos os et vous protéger contre l’ostéoporose. La vitamine D est indispensable pour assimiler le calcium .

Le lait est un des aliments riche en calcium, si vous ne tolérez pas le lactose, vous pouvez remplacer le lait de vache par des laits végétaux, ou des laits sans lactose.

Des aliments riches en phyto-oestrogènes comme le maïs, les haricots, les amandes, ou encore les épinards sont vivement conseillés. Cependant certaines sources évoquent un possible lien entre la surconsommation d’aliments très riche en phyto-oestrogènes et le déclenchement de cancers hormonodépendantes.

Mais l’efficacité des phyto-oestrogènes dans le traitement des symptômes de la ménopause, n’est plus à démontrer. En l’absence de toute contre-indication médicale l’alimentation à base de phyto-oestrogènes peut être utilisée pour soulager et traiter les troubles de la ménopause. Et ceci d’autant que ces hormones végétales ont un effet bénéfique pour la prévention des maladies cardiovasculaires.

Votre alimentation doit aussi comporter des fibres afin de faciliter le transit intestinal et éviter les constipations. On en trouve en quantité suffisante dans les fruits crus et les céréales complètes. Variez autant que possible votre alimentation, et éviter les plats cuisinés industriels.

Une alimentation qui favorise le sommeil

Les troubles du sommeil sont fréquents durant la ménopause. Face à ce problème l’alimentation peut être une solution. Une bonne alimentation nutritive et équilibrée peut dans la majeure partie des cas résoudre votre problème d’insomnie, ou du moins l’atténuer. Guide alimentaire pour la femme en période de ménopause Si vous souffrez d’insomnie légère, c’est à dire non pathologique, un travail sur l’alimentation peut régler le problème.

Votre repas du soir doit être moins gras, léger, riche en oméga 3 et vous pouvez finir votre repas par un tisane de verveine, menthe ou fleur d’oranger. Éviter les tisanes industrielles, une bonne tisane fait à partir de plantes fraîchement cueillies et séchées à la maison sera la mieux adaptée.

Des exemples de glucides à taux d’indice élevé : la farine blanche, les céréales raffinées, le couscous, les pâtes blanches,..Prenez votre repas à environ trois heures avant l’heure où vous allez vous coucher et éviter les excitants comme la café, le thé, la cigarette et l’alcool.

Collation

Elle est souvent négligée, alors qu’elle devrait être le troisième repas de la journée. C’est à dire un repas équilibré et nutritif aussi bien que le sont les autres moments de repas.

Il est vraie que notre mode d’organisation professionnel, ne laisse pas souvent la possibilité de faire de la collation, un moment de repas, mais plutôt un moment de grignotage.

Cependant vous pouvez transformer votre pause café si vous avez la chance d’en avoir une, en un temps de restauration. Prendre une collation consistante vous permettra d’éviter les chutes brutales du taux de sucres dans le sang. Appelé hypoglycémie réactionnelle, ces chutes du taux de sucre sont différentes de l’hypoglycémie que peut connaître une personne atteinte de diabète.

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de collation équilibrée que vous adapterez en fonction de vos envies, de vos dépenses énergétiques, de votre indice de masse corporelle, … et de vos talents de cuisinière.

  • Pain de seigle et arachide

  • Pain au raisin et amande

  • Flacon d’avoine et lait de soja

  • Crêpes de farine entière